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test permis de conduire medical

Examen psychotechnique, démarche préalable à la récupération du permis

Lorsqu’un conducteur a enfreint gravement certaines infractions au Code de la Route, il s’expose à une suspension, une invalidation ou une annulation de son permis de conduire. S’il souhaite récupérer son permis, ou repasser les épreuves de l’examen, il devra remplir certaines exigences, comme celle de passer un contrôle médical et, dans certains cas, un examen psychotechnique supplémentaire.

Examen psychotechnique : dans quel cas ?

Il est notamment nécessaire de passer un examen psychotechnique lorsque le conducteur se retrouve sans permis à la suite d’une invalidation, une annulation ou une suspension du permis de 6 mois et plus, qu’elle soit d’origine judiciaire ou administrative. Aussi, le conducteur n’ayant pas commis d’infraction en lien avec l’alcool ou l’usage de stupéfiants peut se voir obligé de réaliser un examen psychotechnique.

Cette demande est à l’initiative du médecin réalisant la visite médicale obligatoire, s’il a un doute sur les capacités du conducteur.

Quelle est la procédure d’inscription à l’examen psychotechnique ?

L’examen psychotechnique s’effectue auprès d’un centre ou d’un psychologue inscrit sur le registre ADELI et agrée par la préfecture. L’examen médical est à l’entière charge du demandeur et son prix varie entre 69 € et 200 €.

Le jour de l’examen, le demandeur devra présenter un formulaire déclaratif, sa pièce d’identité, la notification de retrait de permis, et éventuellement ses lunettes de vue.

C’est l’arrêté du 18 janvier 2019, et ses diverses annexes, qui prévoient les conditions devant être respectées lors des examens psychotechniques.

 tests psychotechniques pour récupérer son permis

En quoi consiste l’examen psychotechnique  ?

L’examen psychotechnique comporte deux étapes. Il débute par des tests sur ordinateur. Ces tests permettent d’évaluer les aptitudes psychomotrices du demandeur et de mesurer sa vitesse de réaction. Ils permettent également d’analyser les aptitudes cognitives et notamment l’attention, la concentration, la mémoire et le raisonnement de la personne.

Ensuite, les tests sont destinés à mesurer le comportement adopté par le demandeur dans diverses situations complexes ou en état de stress. Le psychologue portera une attention particulière aux capacités d’autonomie, au contrôle émotionnel et à la fiabilité comportementale du futur conducteur.

Dans un second temps est prévu un entretien individuel avec un psychologue agréé par la préfecture. L’entretien doit aborder plusieurs points, dont :

  • La situation du demandeur : son histoire, son état de santé, son rapport à l’alcool ou les stupéfiants, la dépendance à ces produits, etc.
  • Les enjeux professionnels, personnels et sociaux liés à l’utilisation d’un véhicule.
  • L’état de son véhicule : assurances, contrôle technique, etc.
  • Les faits ayant conduit à la suspension ou l’annulation de son permis, sa connaissance du code de la route, des règles et des sanctions encourues, etc.
  • Sa remise en question concernant les faits et sa motivation à une réhabilitation.

Résultat de l’examen

À la fin de l’entretien, le psychologue rédige un compte rendu sur l’entretien et émet un avis favorable, favorable avec restriction, ou défavorable. Le conducteur devra alors le transmettre au médecin agréé ou à la commission médicale qui devra statuer sur la validation ou non de la visite médicale et donc sur la possibilité de récupérer le permis de conduire. En cas d’avis défavorable, la personne pourra repasser le test ultérieurement.

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